Fête de la Tabaski à Bandjoun : Des prières pour la Paix au Cameroun
L »Aïd El Kebir 2023 dans la ville chef-lieu du département du koung-khi était placée sous le signe de la lutte contre les démons de la division.
Les dignitaires religieux ont invité les fidèles musulmans à lutter contre l’esprit de division, à cultiver la paix et le vivre-ensemble. Il a été également demandé aux fidèles de prier pour le premier Camerounais, le chef de l’État son Excellence Paul Biya.
Sous un climat doux et merveilleux, la prière a été dirigée par l’imam de la mosquée centrale de Bandjoun .

Cette fête de la Tabaski s’est déroulée en présence des autorités administratives notamment la première adjointe préfectorale représentant le préfet empêché et l’adjoint d’arrondissement de Poumougne, les forces de maintien de l’ordre. On a également noté la présence de Madame la dynamique maire, Nicky Love Maptue Fotso Epse Talla, maire de la commune de Pète-Bandjoun et dans son élan de cœur et de générosité , elle a offert quelques dons afin de permettre à la communauté musulmane de sa commune de passer une bonne fête.
À en croire l’imam de la mosquée centrale de Bandjoun, qu’accompagnaient les deux autres imams et le chef de la communauté, la Tabaski ou l’Aïd el-Kébir est la plus importante des fêtes musulmanes. Elle commémore la force de la foi d’Ibrahim en son Dieu, symbolisée par l’épisode où ce fervent fidèle à Allah accepta de sacrifier son fils Ismaël, sur l’ordre de Dieu. Le Coran mentionne qu’après qu’Ibrahim a exécuté l’ordre divin, Allah envoya l’ange Jibril qui, au dernier moment, substitue l’enfant à un mouton qui servira d’offrande sacrificielle.

En souvenir de cette dévotion d’Ibrahim à son Dieu, les croyants musulmans sacrifient un animal. « Partout où l’on parle de sacrifice, il y a toujours quelque chose de précieux à sacrifier sur l’autel d’une finalité plus exaltante. L’exigence de qualité sur les bêtes de sacrifice, le respect des critères d’âges et d’exemption de défauts évidents est une preuve que le sacrifice signifie aussi renonciation », A souligné l’Imam dans son sermon.
La fête de la Tabaski est aussi un moment de renforcement des liens de cohabitation pacifique entre musulmans et les fidèles d’autres obédiences religieuses.

À Bandjoun, des prières d’hommages ont également été élevées en mémoire du patriarche et grand Bâtisseur, Fotso Victor sans oublier le défunt chef supérieur Bandjoun, sa majesté Ngnié Kamga Joseph sans qui l’Islam ne serait pas installé dans le département du Koung khi.
Les réjouissances populaires ont mis fin à cette fête de la Tabaski à Bandjoun.
© Marcel Ndi, Boulevard-actu

