Ouest : Pour une démarche collaborative dans la lutte contre les VBG
Le délégué régional de la promotion de la femme de la famille de l’Ouest, lors de l’ouverture d’un atelier de mise en place des services intégrés de prise en charge des violences Basées sur le genre, a plaidé, pour une approche inclusive et participative dans la lutte contre ce fléau social.
Les travaux d’un jour avaient pour cadre, la salle polyvalente du centre de promotion de la femme et de la Famille de Bafoussam ce jeudi 14 juillet 2022.En effet au Cameroun en général et dans la région de l’Ouest en particulier, les victimes de violences basées sur le genre (VBG), y incluent les violences sexuelles, rencontrent d’énormes difficultés à recevoir une prise en charge minimale.Les principales barrières sont le manque de connaissances des procédures approuvées en la matière, mais aussi l’absence de coordination entre les étapes et les différents acteurs de la prise en charge.Pour pallier ce problème, Jean-Claude Zoafo préconise une mutualisation des forces dans le combat.« Depuis bientôt 6 ans, notre pays fait face à une grave insécurité dans le Nord-ouest et le Sud-ouest ayant entraîné un nombre important de déplacés interne, notamment des femmes et des filles. Parmi les difficultés que rencontrent ces déplacés, se trouve la violence basée sur le genre.Ceci en raison de leur vulnérabilité. De façon régulière, il existe déjà des plateformes basées sur le genre. Mais cette activité à la particularité du fait qu’elle s’adresse surtout aux déplacés internes. Il est donc question pour nous ce jour, de renforcer nos capacités afin d’être efficace sur le terrain de la prise en charge des survivants », a-t-il déclaré.

Cet atelier intitulé :«Mise en place des services intégrés de prise en charge de VBG pour les survivants à travers un soutien holistique dans la région de l’Ouest », avait pour cible, les déplacés internes de la crise anglophone, les réfugiés, retournés et populations hôtes.Il convient de noter que le renforcement des capacités des prestataires d’offres de services de prévention et réponse aux VBG dans la région de l’Ouest (Prise en charge psychosociale, prise en charge médicale et prise en charge judiciaire), en vue d’une meilleure identification des cas, une meilleure documentation des cas ainsi que la gestion des cas dans une approche centrée sur la survivante, est l’une des stratégies précises dans le projet.
Cette formation organisée par la délégation régionale de la promotion de la femme et de la famille de l’Ouest avec l’appui de l’ONU-Femme a donc permis aux prestataires de services venus des départements des Bamboutos, Menoua, et MIFI, de comprendre les notions d’exploitation, l’éthique et déontologie dans la collecte, le traitement et le partage des données des survivants VBG, ainsi que les mécanismes gouvernemental mis en place pour la gestion des plaintes.
(c)Marcel Ndi

