Protection des droits humains:Sylvie Ndongmo face aux nouveaux défis

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La camerounaise a été portée à la tête de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté au cours du 33ème congrès international de cette organisation non gouvernementale pour un mandat de trois ans.

Sylvie Jacqueline Ndongmo est depuis le dimanche 24 juillet dernier, la présidente mondiale de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (Wilpf). Cette camerounaise a ainsi été élue au terme du 33ème congrès international de cette organisation non gouvernementale, tenue du 16 au 24 juillet dernier par visioconférence. Elle qui s’est vue confier la présidence de cette organisation a été, de 2014 à avril 2022, présidente de Wilpf section du Cameroun. C’est d’ailleurs en 2014 que le Cameroun a été admis au sein de cette organisation internationale. En tant que représentante de ce mouvement au Cameroun, elle conduira de nombreux projets en faveur des personnes en situation de vulnérabilité. A l’issue de son assemblée générale ordinaire en avril dernier, celle qui a pendant de nombreuses années œuvrée pour la résolution pacifique des conflits et surtout de l’encadrement des déplacés internes de la crise anglophone à travers des formations en entrepreneuriat et accompagnements matériels, a été remplacée à la tête de la section camerounaise par Viviane Nguimeya.
En quittant la tête de cette section, Sylvie Jacqueline Ndongmo va conserver son poste de présidente africaine de cette organisation. Un poste qu’elle occupe depuis Août 2018. Avec de nombreuses formations dans les domaines de la médiation, des droits humains, de la prévention et des réponses aux violences basées sur le genre, elle va désormais poursuivre ses actions en faveur des femmes, de la paix, de la protection des droits humains, de la non-violence active, du désarmement et de la prévention des conflits à travers le monde auprès du bureau international de Wilpf. Auprès de l’Union africaine, Sylvie Jacqueline Ndongmo est membre du Comité directeur du Fonds pour la femme africaine avec sa participation à plusieurs missions de paix et d’observation électorale auprès de cette instance panafricaine.
Avec la confiance de ses pairs, elle vient ainsi d’être consacrée à la tête de la plus ancienne organisation des femmes pour la paix et la liberté dans le monde. Une organisation créée en 1915 par 1136 femmes. En effet, ces femmes de cultures et de langues différentes, venues de plusieurs pays, se sont réunies et créées cette organisation internationale pour dire non à la guerre et oui à la construction d’une paix durable, au regard de nombreux dégâts humains et matériels enregistrés pendant la première guerre mondiale. « C’est un sentiment de reconnaissance à Dieu pour la grâce qu’il m’accorde aujourd’hui. Je sais que cette victoire vient de Dieu. Je voudrais également dire que c’est un sentiment de joie en tant que camerounaise. Car, c’est le Cameroun qui gagne. Il s’agit d’une organisation qui a aujourd’hui 107ans et c’est la toute première dans le monde. Je ne peux que me réjouir de cet exploit », a régit la présidente international de Wilpf après son élection.
Avec 101 électeurs, Sylvie Jacqueline Ndongmo a enregistré 69 voix, soit 68,32% devant Shirin Jurdi de Wilpf Lebanon (29 voix) et Hanan Awward de Wilpf Palestine (3 voix). Désormais présidente mondiale de cette organisation, elle va œuvrer pour l’acceptation de dix nouvelles sections Wilpf dans le monde et huit (08) nouvelles sections africaines : Togo, Soudan, Niger, Guinée, Côte d’ivoire, RCA, Burundi, Burkina-Faso et de deux nouvelles sections européennes : Argentine, Autriche, selon les résolutions prises au cours de ce congrès. Pendant les trois années que va durer son mandat, elle conduira les travaux de l’amendement et de la mise à jour de certains points des statuts de ce mouvement, de l’adoption d’un nouveau budget international, de l’élection de nouvelles représentantes régionales, de l’adoption et de la présentation du programme international de Wilpf 2022-2025. La présidente nouvellement élue dit compter sur le soutien et la contribution de toutes les parties prenantes au niveau national, régional, international afin de continuer ses actions en faveur des femmes, de la paix, de la protection des droits humains, de la non-violence active, du désarmement et de la prévention des conflits à travers le monde.

Il faut rappeler que cette organisation compte des sections et des groupes membres dans plus de 46 pays d’Amérique, d’Afrique, d’Europe, d’Asie-Pacifique, d’Asie du Sud, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, et des partenaires à travers le monde entier.

©Jordan Kouénéyé

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