EMMANUEL MARIEL DJIKDENT : LE PRÉFET DU MFOUNDI TRANSFORME YAOUNDÉ EN UNE ZONE DE NON-DROIT

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Sous prétexte de préserver l’ordre public, Djikdent a annoncé une série de mesures scandaleuses et liberticides. Désormais, toute personne qui ose lever la tête pour critiquer le régime en place ou appeler au soulèvement contre les institutions risque d’être expulsée de Yaoundé. Oui, vous avez bien entendu, nous sommes en 2024, mais le préfet du Mfoundi veut ramener la capitale à l’époque des déportations arbitraires et des dictatures brutales.

Dans un arrêté qui rappelle tristement les heures sombres précédant les lois sur les libertés de 1990, Djikdent a instauré un régime d’exception où la moindre critique envers le pouvoir est sévèrement réprimée. « Yaoundé est désormais entrée dans un régime de dictature pure et dure où toute personne qui osera lever la tête sera tout simplement jetée dehors comme un malpropre, ou dans une prison dans quelques recoins du pays », a souligné le journal Le Messager.

Le préfet du Mfoundi ne s’arrête pas là. Il a spécifiquement ciblé les journalistes et les communicateurs, menaçant de déporter quiconque oserait « outrager dangereusement les institutions ou celui qui les incarne ». En clair, cela signifie que toute critique du président Paul Biya, même implicite, pourrait valoir à son auteur une expulsion de Yaoundé. Les médias, censés être les chiens de garde de la démocratie, sont désormais sous la botte d’un préfet autoritaire qui se prend pour le gendarme de la pensée.

Djikdent, par ses déclarations et ses actes, montre un mépris total pour les principes démocratiques et les droits de l’homme. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que les plateaux de télévision ne devaient pas devenir des tribunes pour appeler à un soulèvement, allant jusqu’à menacer les journalistes de représailles s’ils ne se pliaient pas à ses diktats. Cette posture est non seulement irresponsable, mais également dangereuse pour la liberté d’expression et la démocratie au Cameroun.

Le préfet justifie ses mesures draconiennes par la nécessité de maintenir l’ordre public, mais il ne s’agit que d’un prétexte pour asseoir sa domination et faire taire toute contestation. Les internautes et les leaders de l’opposition, tels que Cabral Libii, dénoncent cette dérive autoritaire inadmissible. L’arrêté préfectoral a suscité des réactions outrées sur les réseaux sociaux, certains allant même jusqu’à demander ironiquement les documents nécessaires pour obtenir un visa d’entrée dans le département du Mfoundi.

Il est grand temps que les Camerounais se lèvent contre ces abus de pouvoir et réclament le respect des droits et des libertés fondamentales. Emmanuel Mariel Djikdent doit comprendre que Yaoundé n’est pas son fief personnel où il peut imposer sa loi arbitraire. La capitale du Cameroun mérite mieux qu’un despote en miniature qui rêve de transformer la ville en une prison à ciel ouvert. La communauté internationale doit également prendre acte de ces violations flagrantes des droits humains et faire pression sur le régime pour rétablir l’État de droit et la démocratie.

Mohamed FOMAGHA

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