PRÉSIDENTIELLE AU CAMEROUN : 12 CANDIDATS, MAIS PAS MAURICE KAMTO

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Cette décision fait suite à une requête déposée par l’opposant contre la décision d’Elections Cameroon (Elecam) d’écarter sa candidature en raison d’une « pluralité d’investitures » du Mouvement africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (Manidem).

Un recours rejeté

Le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, a jugé le recours de Maurice Kamto recevable, mais l’a rejeté « au fond, car non justifié ». L’avocat de Maurice Kamto, Me Hippolyte Meli Tiakouang, a déclaré que « le Conseil constitutionnel a estimé que la candidature de Maurice Kamto ne peut pas être valide et la conséquence immédiate, c’est qu’il ne participera pas à la compétition présidentielle ». Le dossier d’un autre candidat déposé sous la même étiquette du Manidem, a également été écarté par le Conseil constitutionnel.

Douze candidats en lice

Malgré le rejet de la candidature de Maurice Kamto, douze candidats seront en lice pour l’élection présidentielle du 12 octobre. Parmi eux, deux autres opposants historiques, Cabral Libii du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) et Joshua Osih du Social Democratic Front (SDF), dont les candidatures ont été validées par le Conseil constitutionnel.

Réaction du Manidem

Le président du Manidem, Anicet Ekane, a réagi à la décision du Conseil constitutionnel en qualifiant celle-ci de « décision politique ». « Nous en prenons acte. Les états-majors vont se réunir. Pour le moment, on ne fera pas de déclaration. On réfléchit sur la décision et on avisera», a-t-il poursuivi.

Ancien président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto avait démissionné fin juin de son parti et choisi de se présenter sous l’étiquette du Manidem, en raison d’une disposition de la loi électorale camerounaise.
Selon le code électoral, seuls les partis disposant d’élus au parlement ou dans les conseils municipaux peuvent participer à l’élection présidentielle. Or le MRC a boycotté les dernières élections législatives et municipales en 2020.

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