PRÉSIDENTIELLE 2025 : PAUL BIYA FACE À LA CONTROVERSE
Le Conseil constitutionnel camerounais a été saisi d’une requête en contestation d’inéligibilité visant le président Paul Biya, candidat à sa propre succession lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Cette requête a été déposée par Maître Akere Muna, ancien bâtonnier et candidat à la présidentielle de 2018.
Les arguments de la requête
Les arguments avancés par Maître Muna reposent sur l’article 118 du Code électoral, qui stipule que sont inéligibles les personnes qui se sont placées dans une situation de dépendance vis-à-vis d’une personne, d’une organisation ou d’une puissance étrangères. Selon Maître Muna, Paul Biya se serait placé dans une situation de dépendance en déléguant de manière continue et extensive sa signature à Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence .
Les implications politiques
Cette requête a une portée politique significative, car elle soulève des questions fondamentales sur la capacité de Paul Biya à exercer le pouvoir présidentiel en raison de son âge avancé (92 ans) et de son absence de la scène publique. L’opposition voit dans cette requête une occasion d’exposer les failles du pouvoir en place et de délégitimer la candidature de Paul Biya .
L’audience du Conseil constitutionnel
Le Conseil constitutionnel devrait statuer sur cette requête et déterminer si Paul Biya est éligible à l’élection présidentielle de 2025. La décision du Conseil constitutionnel aura des implications importantes pour l’avenir politique du Cameroun .

