YAOUNDÉ : 14 « MICROBES » ARRÊTÉS À NKOABANG
Durant la nuit du 15 au 16 septembre 2025, la gendarmerie nationale a porté un coup sévère au grand banditisme à Yaoundé. Une opération éclair a permis l’interpellation de 14 individus appartenant à un redoutable gang de « microbes » qui semait la terreur dans le quartier de Nkoabang.
L’opération a été menée par le Service de recherches judiciaires et de lutte contre le grand banditisme de la Première région de gendarmerie. Dans la nuit de lundi à mardi, les forces de l’ordre ont mis fin aux agissements de ce groupe de jeunes délinquants, dont sept étaient déjà des repris de justice. Plusieurs suspects ont été interpellés en flagrant délit de cambriolage, confirmant la nature criminelle de leurs activités.
Ce coup de filet intervient après une série de plaintes et de signalements faisant état d’agressions et de cambriolages à répétition qui avaient fortement impacté la sécurité du quartier ces derniers mois. Lors de leur exploitation, les mis en cause ont rapidement reconnu leur implication dans un crime qui avait ému l’opinion publique : l’assassinat d’Alain Abeng Minkonda, un jeune homme de 26 ans.
La perquisition de leur domicile a permis la saisie d’un arsenal et de preuves matérielles accablantes : des poignards ayant servi à l’assassinat et des machettes. d’importantes quantités de drogues (filons de chanvre indien et de cocaïne), des plaquettes de Tramadol (communément appelé Tramol) et du matériel volé (téléviseurs, bouteilles à gaz et autres objets de cambriolage).
Déférés au Tribunal de Grande Instance de Yaoundé, les 14 suspects devront désormais répondre de leurs actes devant la justice. L’interpellation de ce gang rappelle que le phénomène des « microbes » – ces bandes organisées de jeunes délinquants armés – est une menace persistante pour la sécurité urbaine au Cameroun. Depuis plusieurs années, les autorités tentent d’endiguer ce fléau par des patrouilles renforcées et des opérations de démantèlement. Si ces actions produisent des résultats contrastés, la recrudescence de la violence à Nkoabang démontre que le danger est réel.
Par Paul Reinhard WANDJI

